Voyage aux Iles Féroé : l’archipel des tempêtes


Ile Féroé Heureux d’être aux Iles Féroé même si les conditions météorologiques n’étaient pas exceptionnelles (photo perso)

Fin août et courant septembre 2013, je me suis rendu aux Iles Féroé avec mon ami Tom. Certes, nous avions prévu de participer au semi marathon de Torshavn mais notre principale ambition était bien de découvrir cet archipel mystérieux et perdu entre l’Islande, la Norvège et les côtes écossaises, sur lequel nous fantasmions depuis de longues années. La faute à des conditions météorologiques déplorables et à une préparation insuffisante en amont, nous n’avons pas pu arpenter cet archipel des tempêtes comme nous le souhaitions. Néanmoins, nous avons découvert une partie de ces îles sauvages et à la nature inhospitalière et par la même occasion réalisé l’un de nos rêves de voyage. 

C’est le jeudi 29 août en début de matinée que la grande aventure nordique commença pour Tom et moi-même. Tout d’abord, de Nantes, nous avons rejoint Paris via le TGV pour y prendre un avion en direction de Copenhague. A notre arrivée dans la capitale danoise vers 17h00, nous avons rallié notre pied-à-terre du soir dans le quartier de Nørrebro. En nous y rendant, nous n’avons pas manqué d’apprécier les hordes de Copenhaguois à vélo. 

copenhague véloBien arrivé à Copenhague avec ses pelotons de cyclistes (photo perso)

Armés de nos sacs de 17 kilogrammes, c’est sans trop de difficulté que nous avons trouvé l’auberge Sleep in Heaven où j’avais déjà eu l’occasion de dormir pendant le Danmark Rundt 2012. Une auberge à la fois conviviale et tranquille. Par la suite, en habitué des lieux, j’ai joué les guides touristiques pour Tom. Au menu : Strøget, le château de Christiansborg, Kongens Nytorv, Nyhavn, le palais d’Amalienborg et bien sur la célèbre petite Sirène sur les quais de Langelinie. La suite de la soirée fut plus festive dans une ambiance “bon enfant” au cœur de la capitale danoise à siroter Carlsberg et Tuborg à tour de rôle avant de faire une courte excursion dans un nightclub : le zoobar. Notre seul regret fut de ne pas rester un ou deux jours de plus.

La fameuse Petite Sirène (photo perso)

L’un des premiers skål (tchin-tchin en français) de notre soirée à Copenhague
(photo perso)

Le lendemain midi, nous avons pris la direction des Iles Féroé via la compagnie Atlantic Airways. Si la traversée de l’Atlantique Nord fut relativement tranquille, l’atterrissage, en revanche, fut des plus périlleux et marqua le premier vrai temps fort du voyage. A notre arrivée à l’aéroport de Vagar, les conditions météorologiques étaient très “féroiennes” : épais brouillard, crachin, forte humidité et à peine 6°C en température ressentie. Bref, cela nous mettait d’entrée de jeu dans le vif du sujet : nous avions bien atterri aux Iles Féroé ! Après avoir récupéré nos sacs, nous avons comme convenu débuté notre trekking. Depuis l’aéroport de Vagar, nous avons atteint le micro-village de Bøur via Sørvágur. Malgré les conditions météorologiques loin d’être optimales, nous étions euphoriques de fouler le sol féroien.

Bienvenue aux îles Féroé (photo perso)

iles Féroé trekkingTom à Sørvágur (photo perso) 

MykinesL’île de Mykines dans le brouillard (photo perso)

bour FéroéLe petit village de Bøur à flanc de montagne (photo perso) 

Au fil des minutes, les conditions météorologiques ne s’amélioraient pas. De fait nous sommes revenus sur nos pas dans le but de chercher un endroit pour bivouaquer. Mais coup de théâtre car après plusieurs veines tentatives, il se révéla impossible de planter la tente à la fois à cause du sol gorgé d’eau et du vent très virulent qui montait en intensité. Nous n’avions plus le choix, il fallait chercher une solution de repli. Après quelques péripéties, nous avons trouvé une chambre d’hôtes dans la bourgade de Sørvágur grâce à l’amabilité d’une jeune féroienne travaillant à l’hôtel 62°N de l’aéroport de Vagar. Ce fut un véritable ouf de soulagement car l’on craignait vraiment de passer la nuit dehors.

Très difficile de planter notre bivouac sur ces vastes étendues herbeuses gorgées d’eau et battues par les rafales de vent (photo perso)

mouton féroéDeux moutons comme on en trouve beaucoup aux Iles Féroé. A noter qu’on compte davantage de moutons que d’habitants sur l’archipel (photo perso)

Heureusement, malgré ces péripéties, l’ambiance restait joviale à l’image de Tom en train d’essorer son duvet trempé dans notre chambre d’hôtes (photo perso)

Après une nuit reconstituante à Sørvágur, nous avons de nouveau rejoint notre cher aéroport de Vagar afin d’y prendre une navette pour rallier Tórshavn. 50 kilomètres séparaient les deux localités. Ainsi, le trajet en bus nous permis de découvrir une partie de l’île de Vagar et de l’île de Streymoy. En ce samedi, la météo était un peu moins capricieuse que la veille et l’on aperçu même à plusieurs reprises le soleil briller dans le ciel de l’archipel.

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La commune de Sørvágur (photo perso)

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Le minuscule aéroport de l’archipel (photo perso)

IMGP0100Un billet de 100 couronne  féroïenne. A noter qu’aux Iles Féroé, il existe deux monnaies : la couronne danoise (DKK) et la couronne féroienne. Les deux devises ont la même valeur soit 1 euro = environ 7,4 DKK (photo perso)

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Paysages typiques de l’archipel (photo perso) 

A notre arrivée à Tórshavn, il “tombait des cordes”. Heureusement l’hôtel, situé dans le cœur de Tórshavn n’était pas loin du terminus du bus.  Après s’être installé à l’hôtel Hafnia, nous sommes partis nous aventurer dans la capitale afin de rallier le fameux Tórsvøllur, à savoir le stade de l’équipe nationale des Iles Féroé, pour une séance photo. Jouxtant l’enceinte du Tórsvøllur, c’est au Gundadalur stadion que nous avons assisté au derby tant attendu entre le HB Tórshavn et le B36 Tórshavn. Munis de nos écharpes fraîchement achetées, nous nous sommes immiscés dans le kop du HB Tórshavn pour assister à la rencontre. Même si elle ne fut pas d’un niveau exceptionnel, le match fut amusant à suivre et se solda par un score de parité entre les deux formations insulaires (2 à 2).

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Maison au toit recouvert d’herbes dans le centre-ville de la capitale (photo perso)

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Sur la pelouse synthétique du Tórsvøllur, le stade de l’équipe nationale des îles Féroé (photo perso)

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Le derby entre le B36 et le HB fut âpre et indécis (photo perso)

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Tom et moi-même à l’issue de ce derby riche en buts (photo perso)

Quant à la soirée, elle fut relativement tranquille, destinée à recharger les batteries en vue du semi-marathon du lendemain. Nous avons quand même été déguster une bière féroienne ainsi qu’un bon burger (pas tellement conseillé la veille d’une course cependant) avant de faire une petite virée pluvieuse dans la sympathique capitale insulaire. 

La journée du dimanche 1 er septembre fut divisée en deux temps principaux. Tandis que la matinée et le début d’après-midi furent consacrés au semi-marathon de Tórshavn, la fin de journée fut très axée sur la suite qu’on allait donné à notre voyage au cœur de l’Atlantique Nord. Initialement, après ce weekend à Tórshavn, nous avions prévu un trekking d’une dizaine de jours afin de sillonner les Féroé. Mais après les péripéties du vendredi soir pour planter la tente et au vue des prévisions météorologiques des jours à venir, ce trekking risquait d’être particulièrement périlleux. De fait, nous avons étudié différentes solutions alternatives et crédibles pour poursuivre notre périple sans trop se mettre en péril ni de casser la tirelire. Plusieurs idées ont donc émergé (Iles Féroé-Danemark en ferry puis retour à Copenhague, rester quelques jours de plus au Féroé en dormant en hôtel) mais finalement notre choix s’est porté sur l’Islande avec une alléchante traversée en ferry pour rallier “l’île de glace”.

semi marathon TorshavnAvant de participer au semi marathon de Tórshavn (photo perso)

Le lundi matin, c’est donc un programme assez chargé qui nous attendait. Après un copieux et savoureux petit déjeuner à l’hôtel Hafnia, nous avons été réserver nos places pour la traversée en ferry entre la capitale féroienne et Seyðisfjörður, petite ville située sur la côte Est de l’Islande. Ensuite, nous avons réservé de nouveaux billets retour (Reykjavík-Londres puis Londres-Nantes) pour la fin de semaine. Puis, nous avons été faire quelques courses au SMS shopping centre de Tórshavn. Pour ma part, j’y ai aussi acheté le maillot de l’équipe nationale des Iles Féroé. Encore un rêve qui devenait réalité.

A 13h00, il fut grand temps de se rendre au ferry puisque initialement le départ de celui-ci était prévu pour 14h00. Par chance, le départ fut décalé à 18h00. Le temps étant bien plus agréable que ces derniers jours, ce retard nous permis de faire une nouvelle balade dans Tórshavn après avoir déposé nos affaires dans notre cabine. Cette balade fut très sympathique. J’ai même eu l’occasion de bavarder avec un vieux pêcheur féroien sur le port. Quelques anecdotes et mots sur l’histoire de l’archipel furent les maîtres mot de cette discussion.

Dans notre cabine en début d’après-midi : l’euphorie était déjà palpable (photo perso)

Tom devant le ferry qui nous a conduit en Islande (photo perso) 

Sur la péninsule de Tinganes, où un parlement fut établi par la Viking en 825. Désormais le parlement a été déplacé dans le centre-ville et ces maisons colorées coiffées de touffes d’herbes abritent le siège du gouvernement féroien (photo perso)

Torshavn capitale Féroé

Demeures colorées sur les quais du port de Tórshavn (photo perso)

La bière des Féroé (photo perso)

TorshavnPanorama de Tórshavn depuis le ferry (photo perso) 

Vers 17h00, nous étions de retour sur le ferry. L’excitation était palpable puisque nous allions prendre la direction d’une terre qui nous était complètement inconnue à savoir l’Islande. De plus, nous n’avions jamais effectué une traversée aussi longue en ferry et qui plus est en plein milieu de l’Atlantique Nord. La musique du film “Titanic” raisonnait de manière incessante dans ma tête. A 18h00, les sirènes du Norröna raisonnèrent dans Tórshavn, annonçant le départ du paquebot. On était parti pour une croisière de près de 17h qui n’allait pas être de tout repos. Après avoir traversé une partie des Iles Féroé, du Sud vers le Nord, le ferry prit enfin le large. Cette traversée de l’archipel fut un moment très plaisant et l’on prit plaisir à découvrir de la mer les paysages que l’on aurait dû sillonner et arpenter sur la terre ferme. L’archipel des Féroé était désormais derrière nous. L’euphorie crée par cette croisière fut à son paroxysme sur les coups de 21h00 avant que le mal de mer et des conditions de navigation difficiles calment un peu nos ardeurs. 

FéroéL’île de Nolsoy qui fait face à la capitale de l’archipel (photo perso)

L’archipel des Féroé est constitué de 17 îles au total (photo perso)

Le littoral très découpé et inhospitalier des Féroé (photo perso)

Les origines de cet archipel perdu sont bien volcaniques comme en témoigne ce cône (photo perso)

Une bière féroienne et un cadre magnifique : tout simplement heureux sur ce ferry en partance pour l’Islande (photo perso)

Un petit village coincé à flanc de falaises (photo perso) 

Les côtes féroiennes s’éloignent (photo perso) 

 Magnifique coucher de soleil sur l’Atlantique Nord (photo perso) 

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