5 ème épisode saison 2013 : trail de Mauves en vert (17 km ; 300 m D+)

Performance encourageante sur le trail de Mauves

Placé environ un mois après le semi-marathon de Tórshavn, ce trail de Mauves en vert marquait mon retour sur les routes et chemins de Loire Atlantique. J’abordais cette épreuve avec deux objectifs principaux. D’une part, je souhaitais voir où j’en étais 3 semaines après avoir repris assez sérieusement les entraînements en alternant vélo et course à pied. Et d’autre part, ce trail de 17 km était une course de préparation à mon grand objectif de fin de saison : “la Cambrousse” du Menestrail de Moncontour (33 km ; 1150 m D+).  

chap sourire

Avec le sourire sur la première édition de ce trail de Mauves en vert (photo http://www.rcnantais.fr/)

Avant course 

Aurélien s’étant désisté, c’est finalement en solo que j’ai fait le court déplacement pour me rendre à Mauves sur Loire, boosté par la chanson “Monkey me” de Mylène Farmer. Après m’être garé dans le centre-bourg de cette commune d’à peu près 3 000 habitants, j’ai été chercher mon dossard sur le site de départ situé en contre-bas sur les bords de Loire. Les conditions météorologiques me convenaient parfaitement : ciel assez grisâtre et entre 10 et 15°C.

Puis, revenu à ma voiture, j’ai pris le temps d’agrafer mon dossard, de préparer mes deux gels énergétiques et de boire quelques gorgées d’eau avant de débuter mon échauffement vers 9h35. Celui-ci fut assez court puisqu’un quart d’heure plus tard, l’ensemble du peloton était appelé à rejoindre la ligne de départ pour le briefing précédant le départ. Pour une première édition, le peloton était plutôt imposant, fort de plus de 500 coureurs.

Pour ma part, j’étais plutôt bien placé dans les 50 premières positions car je souhaitais prendre un départ assez rapide car je savais qu’une côte très raide était répertoriée après 200 mètres de course et de fait je ne voulais pas rester coincer derrière des coureurs plus lents que moi.

départ

Le départ de l’épreuve (photo http://www.rcnantais.fr/)

Un départ assez rapide avant de temporiser 

A 10h00, le départ fut donné par le Monsieur le Maire de Thouaré sur Loire, commune voisine que le parcours traversait également. Comme prévu, après quelques décamètres, une abrupte difficulté se présenta aux coureurs. C’était une côte très raide d’environ 250 mètres, une ascension que je connais bien pour l’avoir déjà grimpé à vélo et que j’ai donc plutôt bien négocié. D’entrée de jeu celle-ci ne manqua pas d’étirer le peloton. Les 2 kilomètres suivant, tracés en sous-bois, furent davantage roulants voire même descendants par moment ce qui me permis de maintenir une allure assez élevée. Malgré tout, je pris la décision de temporiser quelque peu car je savais que ce parcours était difficile et je ne voulais pas connaître une fin de course similaire au semi-marathon de Tórshavn. De fait, quelques coureurs me dépassèrent, y compris la première féminine qui d’ailleurs fut l’un de mes points de repère sur cette épreuve. Quant à mes sensations, elles n’étaient pas exceptionnelles. Si les jambes répondaient bien, mon souffle n’était pas vraiment au top. 

Vers le 4 ème kilomètre, une nouvelle côte était au menu. Dans celle-ci je fus plutôt aérien ce qui me permis de dépasser quelques coureurs. Je connaissais assez bien le secteur traversé. Les lieux-dits de la Cartière ou de la Pamprie ne m’étaient pas inconnus pour y avoir travaillé l’été dernier en tant que facteur. A ce moment là, j’eus véritablement l’impression que ma course était lancée. 

Des sensations variables sur un parcours plaisant mais casse pattes 

Entre les kilomètres 5 et 9, le parcours ne comportait pas de grandes côtes mais il était particulièrement usant par la répétition de relances, et de petits talus à gravir. Celui-ci visitait les hauts de la commune de Thouaré sur Loire du côté du château de la Hillière et donnait de beaux points de vue sur la vallée de la Loire. En termes de sensations c’était “comme-ci comme ça”. Par moment, je me sentais très à l’aise puis quelques minutes plus tard j’étais moins bien. Malgré tout, je reprenais quand même quelques coureurs qui étaient peut-être partis un peu trop vite dont la fameuse première féminine qui semblait en sur-régime.

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Vers le 9 ème kilomètre (photo http://www.rcnantais.fr/)

Le kilomètre 10 marqua notre retour sur la commune de Mauves sur Loire. Une longue descente pour aller caresser le calme ruisseau du Gobert suivi d’une nouvelle abrupte côte étaient au menu avant le ravitaillement du 11 ème kilomètre. Dans la descente, je pris le temps d’avaler mon premier gel. Après être passé sous le pont romain qui habite la vallée du Gobert, j‘ai relancé à bonne allure dans la côte pour reprendre deux coureurs, visiblement plus rouleurs que grimpeurs. Si me souvenirs sont exacts, j’atteignis le kilomètre 11 en 53′. Comme je me sentais encore assez frais, je pris la décision de hausser encore l’allure pour tenter de reprendre de nouveaux coureurs sur les 6 derniers kilomètres.

Une fin de course vallonnée plutôt bien négociée 

Mon accélération portait ses fruits puisque je repris quelques coureurs sur les kilomètres suivants. Au kilomètre 14, à la suite d’une longue descente en sous-bois que j’ai l’habitude d’emprunté avec mes acolytes en vtt, une très rude ascension se présenta, à ma grande surprise. Il fallut escalader un coteau boisé, sur lequel l’on distinguait à peine un chemin. A la force des jambes et aussi des bras pour s’agripper aux troncs des arbres, je suis venu à bout la plus grosse difficulté du parcours dans laquelle j’avais réussi à grappiller une nouvelle place. 

chap solide

C’est moi vers le 15 ème kilomètre. On aperçoit la vallée de la Loire en contrebas (photo http://www.rcnantais.fr/)

La fin de parcours, bien que délicate, fut somptueuse avec un panorama exceptionnel sur la vallée de la Loire. En dépit de la fatigue, je ne manquai pas de jeter quelques regards sur ma gauche pour contempler le plus grand fleuve de France. Après une ultime côte (cf photo kilomètre 15), le parcours fut très descendant pour rallier la ligne d’arrivée. A environ 500 mètres de la ligne d’arrivée, un coureur revint sur moi à vive allure. C’est alors que je pris son inspiration en me calant dans sa foulée. Au terme d’un sprint incisif, je réussis à le mettre derrière moi concluant ce trail de Mauves en Vert à la 46 ème place en 1h24’47 soit une vitesse moyenne de 12 km/h. 

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A quelques mètres de l’arrivée, à bonne allure (photo http://www.rcnantais.fr/)

Classement 

1 BERTHOME Christian V1 1h12’56

2 CHALON Frédéric V1 1h12’57

3 CAFFIER Luc RCN V1 1h13’20

46 CHAPALAIN Valentin SE 1h24’47

513 coureurs classés

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