La Sardaigne et la Corse à vélo en mars

L’archipel de la Maddalena, véritable trésor naturel, occupe la partie Nord-Est de la Sardaigne (photo http://www.sardegnaturismo.it/)

A la fin du mois de février, je me rendrai en Sardaigne puis en Corse pour un mois d’aventure, de dépaysement et de rencontres. Comme au Danemark en 2012 et en Irlande en 2014, c’est à vélo que je sillonnerai ces deux îles méditerranéennes. A vélo car j’ai très envie de retrouver ce sentiment de liberté et cette autonomie que j’avais adoré lors de ma balade irlandaise. En principe, je resterai en Sardaigne au moins 15 jours tandis que je terminerai par la partie Sud de Corse sur une petite dizaine de jours. Une chose est sûre, je suis gonflé à bloc pour vivre pleinement ce périple cyclonomade après un hiver consacré au travail. 

Pourquoi la Sardaigne et la Corse ? 

  • des conditions climatiques agréables au mois de mars et un accès relativement simple depuis Nantes 

A cette époque de l’année, la Sardaigne et la Corse font parties des rares contrées d’Europe à disposer de conditions climatiques engageantes pour un périple à bicyclette. De plus, ces deux îles sont facilement accessibles depuis le “continent” contrairement à des destinations comme les Cyclades, l’Espagne méridionale voire même le sud des Balkans. En Sardaigne et en Corse, les températures devraient être de l’ordre de 15°C et le soleil plutôt au rendez-vous si la météo confirme les statistiques des années précédentes. Des conditions climatiques parfaites pour un périple à vélo.

  • des paysages somptueux et des îles peu fréquentées à cette période de l’année

Les calanques de Piana en Corse (photo sous Licence Creative Commons par Jean-Pol Grandmont) 

Beaucoup de personnes m’ont venté la beauté et la diversité de la Corse, d’autres m’ont décrit la Sardaigne comme un île sauvage où l’on trouve moult criques paradisiaques. Cela m’a donné envie d’aller confirmer par moi-même la véracité de ces propos. De plus, j’aurai l’avantage de découvrir ces deux îles sans les vagues de touristes estivaux. 

“Un itinéraire à construire au jour le jour pour jouir d’un maximum de liberté et de flexibilité dans mes choix”

  • pas d’itinéraire précis

Contrairement à mon bike-trip irlandais, je ne prévois pas d’itinéraire précis pour ce périple méditerranéen. Le seul bémol lors de ma balade irlandaise était que je devais me trouver à tel endroit car j’avais préalablement réservé un pied-à-terre pour chaque nuitée. Cela engendrait une “certaine pression”. En Sardaigne et en Corse, les mots d’ordre seront plus que jamais la flexibilité et la liberté ce qui implique aucune réservation en amont. Cela me permettra d’être davantage à l’écoute de mes envies et des opportunités qui s’offriront à moi “oh quel super spot pour passer la soirée et la nuit, je crois que je vais m’arrêter ici pour aujourd’hui” “ces gens sont super accueillants et si je restais un jour de plus ?!”

Bien sûr, j’ai déjà un peu repéré les endroits par lesquels je souhaite passer. En Sardaigne, il s’agit notamment de Stintino, d’Alghero, de Bosa, du Parc national du Gennargentu ou encore des îles de la Maddalena. En Corse, au départ de Bonifacio, j’aimerais arpenter à la fois le littoral (Porto Vecchio, calanque de Piana) et les montagnes (aiguilles de Bavella). 

Les aiguilles de Bavella en Corse seront certainement au menu du voyage (photo http://www.canyoncorse.com/) 

  • des étapes pas trop longues et un total kilométrique qui n’excédera pas 1 000 / 1 200 kilomètres 

Comme en Irlande, l’objectif ne sera pas de cumuler un maximum de kilomètres pour transformer ce voyage en un unique défi sportif. Non, en fonction de mes sensations, de mes envies et de la dénivellation, j’adapterai mes étapes. Avec le recul, je considère que parcourir 60 à 70 kilomètres par jour est déjà une bonne moyenne.  Avec de telles distances, on a davantage de temps pour contempler les paysages et savourer pleinement son aventure. En principe, sur les 30 jours de voyage, je pense effectuer autour de 1 000 kilomètres. 

Rouler c’est bien, mais c’est aussi agréable de laisser le vélo de côté pour contempler les paysages comme ici le fjord de Killary en Irlande (photo perso)

L’aventure avec un grand A : improvisation, débrouillardise et rencontres 

Sans réservation d’hébergement en amont, l’improvisation et la débrouillardise auront une place très importante dans ce périple. La plupart du temps, je dormirai sous ma toile de tente et j’espère aussi passer au moins une nuit chez l’habitant. C’est vraiment une volonté de ma part de partir à l’aventure en ne réservant rien. Pourquoi ?

  • d’une part comme je l’ai dit précédemment pour me rendre encore plus acteur de mon aventure et me donner un maximum d’autonomie, de liberté et de flexibilité. De vivre en adéquation avec mes envies du moment tout simplement.
  • d’autre part, c’est aussi pour me permettre de sortir de ma zone de confort et de ma relative timidité naturelle. Ne rien réserver impliquera des situations qui me permettront d’aller vers autrui, de rencontrer des habitants et de partager des moments avec des locaux comme dans la lignée des mes précédents voyages (Lanzarote et Bulgarie notamment).

La caravane gentiment prêtée par notre hôte Kiko sur Lanzarote (photo perso)

Le décor est planté ! Il me reste maintenant à peaufiner quelques détails (notamment les questions relatives au vélo et aux bagages) d’ici le grand départ fin février. Naturellement, je vous tiendrai informé des derniers préparatifs quelques jours avant mon départ.

Affaire à suivre !

Valentin

8 réflexions au sujet de « La Sardaigne et la Corse à vélo en mars »

  1. Ton voyage me fait complètement rêver. Je ne connais pas encore la Corse et la Sardaigne, et je me dis que c’est un crime, quand on sait combien j’aime les îles, la Méditerranée, les paysages sauvages, la mer translucide et azurée ! je suis folle de Port-Cros et tout le monde dit que c’est une petite Corse en Provence 😉
    J’ai hâte de lire tes articles et de découvrir ces endroits magnifiques avec tes yeux !

  2. Mets nous des photos et racontes nous au fil des jours comment tu ten sors et tt ce que tu vois….c courageux quand meme ms cest encore une tres belle experience que tu te fais…bravo en tt cas

    • Merci beaucoup Amélie ! Avec plaisir, je raconterai mon aventure au retour ! Photos et CR et peut-être vidéos seront au menu pour vous faire revivre ce périple.

  3. Beau périple en perspective, avec des paysages somptueux sur la Grande Bleue et les montagnes, des rencontres impromptues. Une belle philosophie du voyage : vive l’aventure !

  4. Vous voila au départ d’une belle aventure! La Sardaigne et la Corse les deux îles cousines qui se font face distantes d’à peine 12km à travers le détroit de Bonifacio, un site majestueux, des plages de rêves, une nature préservée, des villages authentiques tout au long du parcours… et même si parfois ça grimpe un peu vous êtes assuré de découvrir des paysages uniques des deux cotés.
    Pour l’extrême sud de la Corse il faut bien sur visiter la région de Bonifacio et Porto Vecchio mais aussi toute la côte jusqu’à Propriano vaut vraiment le détour, et bien sur il faut absolument passer à l’intérieur des terres par les fameuses aiguilles de Bavella… vous pourrez facilement passer de la mer à la montagne selon vos envies et… en fonction de la météo. Mais le temps est souvent très beau à cette période comme vous le dites dans votre article alors d’avance on ne peux que vous souhaiter un bon séjour sur l’île de beauté !

    • Merci pour votre chouette commentaire. En effet je rejoins vos dires. Je n’ai pas été déçu que ça soit côté Sardaigne ou côté Corse.

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