5 ème épisode saison 2016 : le trail de Barbâtre (21,8 km)

Dunes, plage, soleil et chaleur sur le trail de Barbâtre (21,8 km)

trail barabtre

En compagnie d’Aurélien à quelques minutes du départ (photo Aurélien)

Avant le départ d’Aurélien pour la Nouvelle-Zélande, nous souhaitions prendre part à une dernière course ensemble dans l’Hexagone. Notre choix s’était porté sur le trail de Barbâtre (21,8 km) qui se déroulait le dimanche 7 août. Cet ultime duel sportif avant le départ de mon acolyte s’annonçait indécis. Surfant sur une bonne dynamique sportive depuis quelques mois, Aurélien avait l’opportunité de terminer devant moi, chose qu’il n’avait plus fait depuis la fête du triathlon de Nantes en septembre 2014.  Pour ma part, je souhaitais également remporter ce duel et me tester en vue de la fin de saison. 

Avant-course 

Profitant d’une belle journée estivale, nous avons passé une bonne partie de la journée à Barbâtre sur l’île de Noirmoutier. En plus du trail, pique-nique sur la plage, baignade et franche rigolade étaient également au menu de cette échappée sur la côte.

Le départ de la course était fixé à 16h15. De fait, après avoir mangé et lézardé sur la plage, nous avons rallié le modeste village départ de l’épreuve. En ce premier dimanche du mois d’août, les conditions météorologiques étaient très estivales : grand soleil, aucun nuage et une température dépassant allègrement les 30°C. Autant dire qu’avec un départ en plein cœur de l’après-midi, ce trail s’annonçait particulièrement corsé.

Concernant le parcours, trois boucles identiques d’environ 7,3 kilomètres étaient au menu des festivités. Si celles-ci semblaient globalement plates, son tracé entre dunes et plage promettait de sérieusement compliquer la tache du maigre peloton présent au départ. En effet seulement une soixantaine de coureurs était inscrit sur la course de 21,8 kilomètres. A une vingtaine de minutes du départ, nous attaquâmes l’échauffement. Quelques foulées plus tard, la chaleur se faisait déjà étouffante. Après une photo souvenir dans les dunes, nous étions de retour sur la ligne de départ car le début de l’épreuve était imminent.

Première boucle courue en 35′ environ 

Comme convenu, je pris un départ assez tranquille car je savais que pour tenir la distance sous une telle chaleur, il ne fallait surtout pas être en sur-régime d’entrée de jeu. De fait, après environ 1 kilomètre de course, je me situais aux alentours de la 15 ème place. Quant à Aurélien, il me devançait d’une bonne trentaine de mètres.

Le parcours n’était pas évident à négocier. La première partie de la boucle de 7 kilomètres se courait en plein soleil sur de longs et rectilignes segments à travers les dunes. L’étouffante chaleur du jour rendait l’effort encore plus délicat. A la suite de cette longue chevauchée dunaire, un tronçon sur la plage de Barbâtre était au menu des coureurs. Sur cette première partie de course, j’avais beaucoup de mal et je me faisait un peu dépasser. Incontestablement, je n’étais pas dans un grand jour. Un peu ballonné, je souffrais aussi de la chaleur.

Au bout d’environ 3 kilomètres, je repris Aurélien. Malheureusement mon acolyte semblait en surchauffe et après un début de course prometteur, il était désormais en difficulté. Nous courûmes quelques hectomètres ensemble avant qu’il explose. La seconde partie du parcours me convenait mieux. Davantage ombragée, elle était aussi plus escarpée avec de petites grimpettes dans les dunes. Ainsi, je repris plusieurs coureurs qui m’avaient dépassés précédemment. Après environ 35′, j’achevai enfin cette première boucle de 7 kilomètres. Il en restait encore deux à parcourir …

Seconde boucle effectuée en 39′ environ 

En compagnie d’un autre coureur, je partis à l’assaut de la seconde boucle. Le premier tour avait déjà bien écrémé le peloton et hormis ce concurrent, je n’apercevais déjà plus grand monde autour de moi. Les écarts étaient très importants. En revanche, j’avais du mal à me situer au classement. Je devais être autour de la 10 ème place.

Au fil des kilomètres, la chaleur était de plus en plus insupportable. A de nombreuses reprises, je pensais à abandonner. D’une part, je trouvais vraiment inconscient de courir un trail en plein après-midi au mois d’août. D’ailleurs, plusieurs coureurs ont fait des malaises durant le trail … Et d’autre part, après 7 kilomètres de course, il n’y avait déjà presque plus d’enjeux sportifs hormis terminer l’épreuve. Guère transcendant !

Le parcours était toujours aussi cassant, rendu plus ardu par la chaleur et le soleil. De retour sur la plage après une interminable portion dans les dunes en plein cagnard, j’attendais avec impatience le ravitaillement. Tout en gestion mais sans grande passion, je gardais à distance le coureur qui me précédait. J’avais vraiment du mal à trouver de l’intérêt à continuer. Après environ une heure d’effort, le ravitaillement arriva à point nommé et je pris plusieurs verres d’eau pour me réhydrater.

Comme lors du premier tour, j’étais plus à l’aise sur la seconde partie de la boucle. C’était clairement une course d’usure et je veillai bien à en garder sous la pédale pour la dernière boucle. Après 1h14 de course, je passai pour la seconde fois sur la ligne d’arrivée. A mon passage, j’appris l’abandon d’Aurélien. Je vis mon camarade sur le bords de la route, sourire aux lèvres mais usé par la chaleur. 

Troisième boucle validée après environ 41′ 

Le second tour ne fut pas marqué par beaucoup de rebondissement. Il en fut exactement de même pour la troisième et dernière boucle de la course.

Au tout début de la troisième boucle, je repris le coureur qui me précédait de quelques mètres (le même qu’au début de la seconde boucle). C’était reparti pour 7 kilomètres de dunes et de sable sous une chaleur toujours aussi asphyxiante. Je n’avais qu’une hâte : franchir la ligne d’arrivée pour aller me baigner. Sur cette troisième boucle, je courais à une allure plus modeste car j’accusais un peu le coup physiquement et mentalement.

Vers le 16 ème kilomètre, je dépassai un coureur qui était complètement à l’agonie. Une bénévole m’annonça entre la 9 ème et la 10 ème place. Cependant, j’en avais tellement ras le bol que cette annonce n’eut pas un grand effet sur moi.

A quelques kilomètres de l’arrivée, mes jambes, usées par ce parcours cassant, étaient de plus en plus lourdes. J’étais en roue libre et je maintenais une allure autour des 11 km/h. Satisfaction du jour, je n’explosais pas et je faisais preuve d’une bonne résistance malgré la chaleur. Le ravitaillement, situé à trois kilomètres de l’arrivée, me fit une nouvelle fois le plus grand bien. Quatre verres plus tard, je continuai mon âpre chemin en direction de la ligne d’arrivée.

Durant les trois derniers kilomètres, je rattrapai des coureurs attardés tout en gérant tranquillement mon effort. Néanmoins à 500 mètres de la ligne d’arrivée, j’aperçus une femme revenir sur mes talons ce qui m’obligea à une “remettre une couche” pour finir sur un rythme plus soutenu aux côtés d’Aurélien. Au final, je termine le trail de Barbâtre après 1h54’50 à la 9 ème place au classement général. En conclusion, ce nouveau top 10 et le solide mental que j’ai affiché durant la course sont les deux motifs de satisfaction de cette étouffante épreuve vendéenne. 

trail barbatre

Marqués par l’effort et par la chaleur à l’issue de la course (photo Aurélien)

Classement 

1 ROBARD Philippe 1h30’46

2 FOUASSON Romain 1h38’48

3 PRECHAIS Adrien 1h40’14

9 CHAPALAIN Valentin 1h54’50 

DNP BREGEON Aurélien

environ 60 partants / 44 arrivants

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