Voyage en Indonésie : Java – Yogyakarta et les temples de Borobudur et Prambanan, classés à l’UNESCO

Temple de Prambanan à Jogjakarta Indonésie Java

Les temples hindouistes de Prambanan localisés près de Yogyakarta sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO (@courir-lemonde)

Java, la seconde île que nous avons visitée en Indonésie nous a offert un tout autre visage que Bali. Contrairement à sa voisine hindouiste, c’est la religion musulmane qui rythme le quotidien d’une large majorité des Javanais. Située sur la détonante ceinture de feu du Pacifique, Java, rime aussi avec volcan ! Dans un premier temps, nous avons découvert la région de Banyuwangui et escaladé le Kawah Ijen, volcan explosif qui abrite le lac le plus acide du monde. Quelques jours plus tard, nous avons randonné dans le Parc National du volcan Bromo près de la ville de Probolinggo.
Puis, après ces expéditions volcaniques, nous avons découvert, durant une petite semaine, la ville de Yogyakarta, l’un des poumons artistiques et touristiques de l’île de Java. A quelques kilomètres de la ville, au beau milieu de verdoyantes rizières, nous avons aussi visité les temples de Prambanan et de Borobudur, monuments religieux classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Retour en texte et en images sur nos six journées à Yogyakarta, la capitale culturelle de l’île de Java. 

Nos coups de cœur à Yogyakarta 🙂 

  • les rencontres de Agus et de Ivan, Indonésiens rencontrés dans le quartier de Taman Sari et de l’écrivain français Laurent Lacherez, auteur de plusieurs best-sellers sur la thématique du développement personnel 
  • la virée à scooter, via de beaux paysages de rizières, vers les temples de Borobudur et de Prambanan
  • les petites ruelles colorées et l’atmosphère tranquille du quartier Taman Sari à Yogyakarta 

La découverte de Yogyakarta marquée par plusieurs belles rencontres

Yogyakarta, sur l’île de Java (capture écran gmaps)

C’est après un interminable trajet en train que nous ralliâmes enfin Yogyakarta. Partis à 8h07 de la gare de Probolinggo, nous atteignîmes la capitale culturelle javanaise 370 minutes plus tard, soit à 16h17, exactement à l’heure prévue. La SNCF devrait, à n’en pas douter, s’en inspirer en ce qui concerne la ponctualité 🙂
Ce long trajet, effectué dans la moiteur de la classe économique, nous a coûté 74 000 IDR soit un peu moins de 5 euros par personne. Très bon marché !
Si vous devez prendre le train en Indonésie, pensez à réserver un peu en avance car les wagons peuvent être complets.  

A Yogyakarta, après plusieurs jours de voyage en commun, nous quittâmes Anna et Jakob, nos sympathiques camarades allemands. Ensuite, grâce à la bonne orientation d’un conducteur de Grabcar, nous atteignîmes facilement notre pied-à-terre pour nos six nuits à Yogyakarta : le bamboo bamboo homestay.
Située dans la partie Sud de la ville, dans le quartier touristique de Danunegaran, cette guesthouse propose des chambres privées ainsi que des lits en dortoir à prix raisonnables. Pour une chambre privée avec petit-déjeuner, comptez une quinzaine d’euros. 

Bien arrivé à Yogyakarta. Elisa devant l’une des portes d’entrée de la vielle ville
(@courir-lemonde)

Le lendemain matin, nous débutâmes la découverte de Yogyakarta. On ne va pas vous le cacher, la bruyante et polluée ville de Yogyakarta ne nous a pas tellement emballée, à l’instar de la plupart des villes d’Indonésie.
Néanmoins, nous y avons fait de belles rencontres et ce dès notre premier jour de visite. En effet, dans le coloré et artistique quartier de Taman Sari, nous fîmes la rencontre de Agus puis de Ivan, deux Indonésiens très accueillants.
Artiste dans l’âme, Agus fait du batik, l’art phare de Yogyakarta et s’exprime correctement dans la langue française. Il est également maire d’un quartier de Yogyakarta et sauveteur en mer. Quant au perspicace Ivan, ses solides connaissances dans la médecine traditionnelle indonésienne, le Jamu, étaient une mine d’or pour Elisa, avide de connaissances sur le sujet.

Tout en discutant, Agus nous invita à boire une boisson aux vertus relaxantes surnommée “Sultan tea”. Ce breuvage composé notamment de gingembre, de cannelle, de curcuma, de poivre et de bois de rose nous fit le plus grand bien.
En fin d’après-midi, nous convînmes de nous revoir samedi matin pour un cours de cuisine dans la demeure de Ivan.

Taman Sari, un quartier aux maisonnettes colorées et peuplé de créateurs pratiquant le batik (@courir-lemonde)

Batik JogjakartaLe batik est l’art le plus populaire à Yogyakarta (@courir-lemonde)

Un peu de street art dans ce quartier alternatif (@courir-lemonde)

Après le calme et la zénitude de Taman Sari, nous retrouvâmes la cohue, le tintamarre des klaxons et les effluves des pots d’échappement sur la plus grande artère de la ville : Malioboro.
Par la suite, sur le chemin du retour vers notre logement, nous fîmes aussi un stop dans une boutique de Jamu, où Elisa se délecta de divers nectars à base de plantes médicinales et aux saveurs particulières. 

Le début de l’artère principale de Yogyakarta : Malioboro (@courir-lemonde)

Comme convenu, la journée du samedi commença par quelques courses alimentaires dans un marché local avec Agus et Ivan en vue du cours de cuisine. Provisions de légumes, achats de poulet et de quelques épices, puis nous filâmes chez Ivan, où deux autres jeunes voyageurs européens étaient également de la partie.
Si Elisa fut passionnée par cette leçon culinaire, je fus un peu en retrait car pas tellement intéressé par cette discipline. En revanche, et je dois l’avouer, le repas du midi concocté par nos chefs fut délicieux. Des petites brochettes de poulet accompagnées de riz, de légumes, de tempeh marinés dans du lait de coco fait maison. Exquis ! Ça nous changeait des trop redondants mie goreng et nasi goreng !

Durant l’après-midi, à scooter derrière nos amis indonésiens, nous prîmes la direction de l’exploitation familiale de Ivan. En effet, nous apprîmes que le grand-père de Ivan avait fondé une fabrique de café luwak plusieurs dizaines d’années auparavant. Ce fameux café, le plus cher au monde, est récolté dans les excréments d’une civette asiatique, le luwak.
Naturellement, une dégustation de cet onéreux et savoureux café s’imposait. Pour répondre à la générosité de Ivan et de Agus, nous fîmes quelques emplettes du délicieux café, pour nos proches. La fin de journée fut calme avec notamment un skype familial puis un restaurant dans le quartier de la guesthouse.

Petit tour du marché avec nos amis indonésiens Ivan et Agus (@courir-lemonde)

… en vue d’un cours de cuisine (@courir-lemonde)

Dégustation café luwak, café le plus cher au mondeDans l’entreprise familiale de Ivan, dégustation de café Luwak, le café le plus onéreux au monde (@courir-lemonde)

Photo souvenir avec Ivan et Agus (@courir-lemonde)

Après un samedi très animé, la journée du dimanche fut assez tranquille. Dans la matinée, nous visitâmes le Kraton, c’est-à-dire le palais du Sultan de Yogyakarta. En toute honnêteté, la visite de ce bâtiment fut plutôt ennuyeuse et présente peu d’intérêt à nos yeux. Heureusement, nous assistâmes à un beau spectacle de danse javanaise. Prix d’entrée : 15 000 IDR soit environ 1 euro par personne. Ouvert tous les jours mais uniquement de 8h00 à 14h00 !

Dans le courant de l’après-midi, nous retournâmes à Taman Sari pour faire un dernier coucou à nos amis Agus et Ivan. Un moment assez émouvant !
Puis, une nouvelle balade piétonne nous permis de découvrir un peu plus la vieille ville de Yogyakarta. Sans grand charme à nos yeux !
En début de soirée, nous louâmes un scooter (60 000 IDR) en vue de notre expédition du lendemain vers les temples de Borobudur et Prambanan. 

Spectacle de danse javanaise au Kraton, la résidence du Sultan qui gouverne le territoire spécial de Yogyakarta (@courir-lemonde)

Voiture touristique pour découvrir Yogyakarta qui s’écrit aussi Jogjakarta
(@courir-lemonde)

Agréable session plage à Parangtritis

Vendredi, après une matinée très tranquille, nous louâmes un scooter (40 000 IDR soit 2,5 euros pour l’après-midi) pour nous rendre à la plage de Parangtritis, localisée à 25 kilomètres au Sud de la ville. La plage de Parangtritis n’a absolument rien de paradisiaque mais elle se trouve dans un joli cadre, cerné de collines de de falaises.
Nous y avons passé un bel après-midi ponctué d’un magnifique coucher du soleil sur l’océan Indien. Le trajet depuis Yogyakarta prend environ 45 minutes et est sans embûches. 

Plage à Jogjarkarta

Petite promenade sur la plage entre femmes (@courir-lemonde)

Les Javanais sont décidément très friands de photos avec des voyageurs occidentaux (@courir-lemonde)

Somptueux coucher de soleil sur l’océan Indien (@courir-lemonde)

Les temples de Borobudur et de Prambanan, vestiges du passé boudhiste et hindouiste de Java, classés à l’UNESCO

Pour notre dernière journée à Yogyakarta, nous avions loué un scooter afin de découvrir dans la même journée le temple bouddhiste de Borobudur et le temple hindouiste de Prambanan. 

Levés de très bonne heure à 2h45, nous partîmes en direction du temple de Borobudur sous de violentes averses de pluie. Comme de coutume sans GPS, l’orientation fut délicate mais grâce à un peu de flair et aux précieux conseils de locaux, nous trouvâmes notre chemin tant bien que mal. Comptez environ une heure de route depuis Yogyakarta. 
Comme nous souhaitions voir le lever du soleil sur le temple de Borobudur, à 5h00 nous étions devant le temple bouddhiste. Depuis l’édifice religieux, nous dûmes trouver le chemin qui mène au formidable panorama. Malheureusement une fois sur place, le ciel resta très couvert et ce fut rappé pour le lever du soleil.
Notez que pour accéder à ce point de vue, comme souvent en Indonésie, vous devrez payer 30 000 IDR soit environ 2 euros par personne.

A scooter, en route pour les temples de Borobudur et de Prambanan (photo prise la veille) (@courir-lemonde)

Tenue de circonstance pour passer entre les goûtes (@courir-lemonde)

Ciel couvert pour le lever du soleil sur le temple de Borobudur (@courir-lemonde)

De retour au temple de Borobudur vers 8h00, nous prîmes un petit-déjeuner avant d’attaquer la visite. Concernant la billetterie, nous avions acheté un pass qui permettait de combiner la visite des temples de Borobudur et de Prambanan, tous les deux classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Son prix pour les touristes non indonésiens : 540 000 IDR soit environ 34 euros par personne. Vraiment pas donné mais toujours plus intéressant que de prendre les billets séparément.

Heureusement, les visites furent plutôt intéressantes et les deux temples magnifiques comme vous pouvez le voir en images ci-dessous.

Le temple bouddhiste de Borobudur

Temple de Borobudur à JogjakartaLe temple de Borobudur (@courir-lemonde)

Temple de Borobudur à JogjakartaScènes de vie gravées dans la roche du temple de Borobudur (@courir-lemonde)

Temple de Borobudur à JogjakartaUn Bouddha trône naturellement sur le temple (@courir-lemonde) 

Temple de Borobudur à JogjakartaLes célèbres cloches qui ornent le temple bouddhiste de Borobudur (@courir-lemonde)

Des meutes de jeunes indonésiens en quête de photos avec des touristes occidentaux vous attendent à Borobudur (@courir-lemonde)

Rizières sur l'île de JavaPaysage de rizières au pied du volcan Merapi entre Borobudur et
le temple hindouiste de Prambanan (@courir-lemonde)

Java et ses rizières toutes vertes (@courir-lemonde)

Rizières sur l'île de JavaTravailleuses dans les humides rizières (@courir-lemonde)

Le temple hindouiste de Prambanan

Temple PrambananLe temple hindouiste de Prambanan (@courir-lemonde)

Temple PrambananGravures dans la roche (@courir-lemonde)

Temple PrambananLe temple de Prambanan forme un ensemble de 240 temples shivaites construits au IXème siècle (@courir-lemonde)

Parmi la dense circulation de Yogyakarta, le retour, à vive allure et juste avant la nuit, fut épique. Mais la journée n’était pas terminée car au moment de rendre notre scooter, nous fîmes une superbe rencontre tout à fait par hasard. La rencontre d’un l’écrivain français spécialiste en développement personnel : Laurent Lacherez. Nous passâmes la soirée avec lui à échanger sur la France, l’Indonésie et la vie en général. Nous dînâmes de bon cœur d’un nasi goreng dans une petite gargote sans prétention, bien connue de cet auteur de best-sellers. 

La nuit fut, une nouvelle fois, courte car le lendemain matin de bonne heure, un conducteur Grabcar nous mena à l’aéroport de Yogyakarta.
De là, nous prîmes un avion de la compagnie nationale Garuda Indonesia pour rallier notre troisième île en Indonésie après Bali et Java : la sauvage Sulawesi.
De nouvelles aventures à découvrir dans les articles à venir 🙂

Quelques adresses à Yogyakarta

Où manger à Yogyakarta :

  • Just Juice : petit restaurant proposant de savoureux smoothies et des spécialités indonésiennes à prix tout doux. 
  • ViaVia : véritable institution pour les voyageurs à Yogyakarta, la guesthouse ViaVia dispose également d’un restaurant. Vous y trouverez de nombreux plats occidentaux. Un peu cher mais requinquant.
    Nous vous déconseillons fortement le restaurant végétarien situé juste à côté (onéreux et accueil frisquet).

Pour le reste, nous avons mangé dans des petites gargotes en bord de rue. Vous en trouverez énormément à Yogyakarta.

Où dormir à Yogyakarta :

  • Bamboo Bamboo homestay : nous y avons passé six nuits. Chambres spacieuses, propres dans une maison en bambou. Quartier relativement calme, proche de plusieurs restaurants et à environ deux kilomètres du centre-ville. Accueil très sympathique avec le sourire. Petit-déjeuner compris dans le prix. Nous avons payé 250 000 IDR par nuit soit environ 15 euros.

Pour retrouver nos autres carnets de voyage à Java : 

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