4 ème épisode saison 2014 : les foulées du Tram (14,2 km)

Une honnête performance sur la 35 ème édition des foulées du Tram

Pour la quatrième fois, j’ai pris part à la course la plus célèbre de la région nantaise : les foulées du Tram (14,2 km). Gagnant en popularité d’année en année, 8 200 coureurs avaient pris date pour le 35 ème anniversaire de cette course gratuite et ouverte à tous. Pour cette édition spéciale le parcours avait intégralement été tracé dans le centre-ville de Nantes afin de favoriser l’engouement et l’ambiance autour de l’épreuve. Pour moi, c’était une première puisque lors de mes trois participations, le départ avait été donné d’une commune périphérique (Carquefou en 2008, Rezé en 2010 et Thouaré en 2011). Mes acolytes Aurélien et Tom ayant tenté de s’inscrire un peu trop tard, c’est en solitaire que j’ai participé à l’édition 2014. Etant encore en période de reprise, je n’affichais pas des objectifs très ambitieux pour ma 4 ème compétition de l’année : je souhaitais avant tout faire une bonne balade nantaise de 14,2 kilomètres. 

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Le parcours de cette édition était intégralement tracé dans le centre-ville de Nantes (photo http://www.lesfouleesnantaises.fr/)

Avant course 

Ayant bien profité de ma matinée avec mon amoureuse, c’est un peu en retard que je suis revenu à mon nouvel appartement nantais que je partage dans le cadre d’une co-location avec Tom. Il était déjà 14h00 et le départ de la course était prévu d’ici une heure. Le temps de me changer et de préparer mes affaires, j’étais déjà dans le tramway en direction du départ qui allait être donné près de la Cathédrale de Nantes. Sur le site du départ, beaucoup de coureurs étaient déjà là depuis plusieurs minutes. Des coureurs des clubs du département et de la région, des coureurs représentant des entreprises ou possédant l’étiquette de non licencié.

Contrairement aux années précédentes, quelques “sas” avaient été mis en place par l’organisation pour faciliter et fluidifier le départ des 8 200 participants. Néanmoins cela restait un peu anarchique. Pour ma part, du fait de mon arrivée relativement tardive, j’ai du ruser en contournant le flot des coureurs en forme de U et me positionner avec des coureurs que j’estimais être de mon niveau (mais de l’autre côté de la barrière). Concernant les conditions météorologiques, plus le départ approchait et plus le ciel s’assombrissait ce qui n’augurait rien de bon pour le déroulement de la course.

Un départ apocalyptique 

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Les conditions étaient plus que dantesques sur les deux premiers kilomètres (photo http://www.lesfouleesnantaises.fr/)

Peu avant le départ vers 14h55, une pluie fine commença à tomber sur le centre-ville de Nantes. Celle-ci n’annonçait rien de bon et l’on sentait dans le regard et l’expression de bon nombre de coureurs de la crainte.Quelques minutes plus tard, c’était le déluge. C’est dans ce décor un peu apocalyptique que le speaker de l’organisation annonça le départ.

Environ 1’45” après le passage des premiers coureurs je franchissais la ligne de départ : ma course était lancée. Quelques hectomètres plus tard, j’étais déjà trempé comme je ne l’avais jamais été en courant et mon t-shirt ne cessait pas de faire “splash” sur mon ventre. Il tombait des cordes, c’était vraiment impressionnant de courir là dessous. Paradoxalement, le fait de courir dans de telles conditions m’a complètement transcendé alors qu’initialement je souhaitais faire une course assez tranquille. La météo du jour m’avait motivée et m’avait presque obligé à prendre un départ rapide. Je vagabondais en 14 km/h environ tout en étant particulièrement vigilant aux risques de chutes car à moult endroits l’on avait de l’eau jusqu’aux chevilles et les flaques d’eau étaient légions notamment près de la Cité des Congrés.

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De l’eau jusqu’aux chevilles par endroit (photo http://www.lesfouleesnantaises.fr/)

Un parcours roulant jusqu’au pied de la butte Sainte Anne (7 ème kilomètre) 

Progressivement la grosse averse s’estompa et le soleil perçait déjà le bout de son nez. J’étais trempé de chez trempé comme l’ensemble du peloton. Le parcours était plutôt roulant en ce début d’épreuve à l’exception de l’escalade des pont de Tbilissi et Willy Brandt pour rallier l’île de Nantes. Malgré les conditions météorologiques catastrophiques le public avait répondu présent et donnait de la voix pour encourager les courageux athlètes bravant la pluie, le vent et le froid. Tout en restant offensif, j’avais un peu ralenti mon allure qui restait malgré tout supérieure à 13 km/h.Celle-ci me convenait bien et me permettait de dépasser de nombreux de coureurs.

 Du 3 ème au 6 ème kilomètre, le parcours était complètement plat sur l’île de Nantes ce qui me permis de dérouler tranquillement. J’étais très content de mon début de course. Ce départ dantesque avait paradoxalement décuplé ma motivation et mon envie de bien faire. Puis mes sensations étaient plutôt bonnes ce qui laissait présager une fin de course haletante.

Du 7 ème au 10 ème kilomètre : bonne allure dans l’Ouest nantais 

Le pont Anne de Bretagne nous ramena sur “le continent nantais”, plus exactement sur le quais de la Fosse, longue artère longeant la Loire et qui mène vers l’Ouest de Nantes. Après 7 kilomètres de course, l’une des principales difficultés du parcours se présenta à moi : la butte Sainte Anne. Une côte d’environ 500 mètres qui présentent de très forts pourcentages : une sorte d’Alpe d’Huez locale pour les Nantais. Dans cette ascension le public était très impressionnant massé sur le bord de la route. Une ambiance presque digne d’une arrivée en altitude sur le Tour de France. Sur les abruptes rampes de la butte Sainte Anne, mon allure était excellente et j’étais heureux de pouvoir mettre à profit mes qualités de grimpeur. J’avalais les coureurs par grappe sur un rythme très élevé. Cela signifiait qu’à la mi-course, j’avais encore du jus. Très prometteur pour la suite de la course.

Les 2 kilomètres suivants dans les quartiers péri-centraux de l’Ouest nantais furent plutôt descendants ce qui me permis de dérouler à bonne allure sans pour autant me mettre encore dans le rouge. Les places Mellinet et Canclaux furent passées sans encombre. L’on approchait du 10 ème kilomètre qui annonçait le retour dans le centre-ville. Il restait un peu plus de 4 kilomètre. Je haussai progressivement mon allure dans la foulée d’un coureur que je pris pour lièvre, comme pour annoncer une fin de course à très vive allure. 

Une fin de course tonitruante dans le centre-ville de Nantes

Toujours dans le sillage de mon lièvre, je courais à bonne allure dans le quartier Graslin. Le public était de nouveau très présent participant à la superbe ambiance de ce final dans le centre-ville de Nantes. Après un crochet par la place Viarme, la terrible rue du Calvaire était au programme des festivités. Dans cette nouvelle ascension, je donnai tout ce que j’avais pour dépasser un maximum de participants. Mon allure était  rapide, à mon avis pas loin des 14 km/h voire 15 km/h. J’étais transcendé par le public nantais et par la beauté de ce final : la place Royale, la tour de Bretagne, le quartier Graslin, le cours des 50 Otages Final. Je pensais aussi à Elisa et à notre session shopping d’il y a deux semaines dans cette même rue.

Une fois la rue du Calvaire gravit il fallait redescendre par Graslin pour rallier l’hôtel de Ville puis la Cathédrale. Une nouvelle côte était au menu du peloton. J’étais à bloc tout en gérant mon effort pour ne pas flancher dans la dernière ligne droite qui était noire de monde. Au prix d’un dernier effort, je franchis la ligne d’arrivée en 1h03’16 à ma montre (1h05’06 chrono officiel) à la 812 ème place (qui tient compte du chrono officiel).

Au final, je signe donc une performance plus que satisfaisante, moins de deux mois après avoir véritablement repris l’entrainement. Ce résultat me donne plein d’espoir pour la saison 2015 et notamment pour premier objectif sportif de l’année : le marathon de Barcelone sur lequel je viserai, si tout va bien, un chrono entre 3h20′ et 3h30′. Maintenant, place à un hiver studieux durant lequel la régularité sera le maître mot. 

Classement 

1 EL FADIL Said 45’31

2 GOASDOUE Yosi 46’00

3 TAHKA Mohammed 46’06

812 CHAPALAIN Valentin 1h05’06 (1h03’16 chrono réel)

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