Voyage à vélo en Irlande : city-trip festif à Dublin

Voyage a vélo en Irlande DublinA Dublin, j’ai retrouvé mon acolyte Charles-Henry. Nous avons passé 4 journées dans la capitale irlandaise (@courir-lemonde)

En mai 2014, j’ai parcouru l’Irlande à vélo sur un parcours d’un peu plus de 1 000 kilomètres. Entre le 9 mai et le 1 er juin, j’ai ainsi sillonné et découvert à vélo ce beau pays. Dans la lignée de mes précédents voyages, ce fut une exceptionnelle aventure. Dans cet article, je vous invite à découvrir ma halte festive de quatre jours à Dublin, la capitale irlandaise.


Levé vers 7h30 après une nouvelle nuit moyenne, je prends la direction de la salle commune de l’auberge manger mon petit déjeuner. Une fois douché et habillé, je me dirige vers mon supermarché fétiche en Irlande : Supervalu pour faire quelques courses avant de rallier la capitale irlandaise. Le départ de mon train pour Dublin est prévu à 13h10. Je suis très large en termes de timing d’autant plus que j’ai déjà mes billets en poche. Néanmoins, je ne peux pas rester à l’auberge puisque le check out est prévu pour 10h00. De fait, c’est dans l’agréable ville de Westport que je patiente en ce samedi matin. Assis sur un banc, je peaufine le parcours de mes prochaines étapes et fais le point sur ma comptabilité tout en écoutant de la musique.

Temple Bar Dublin irlandeDirection Dublin (@courir-lemonde)

A 13h10, le départ de mon train est imminent. Il y a un peu de monde à attendre sur le quai de la modeste gare de Westport. Pour installer mon vélo, je ne connais pas autant de difficultés qu’en France puisqu’avec un autre cycliste l’on s’aide mutuellement. Un agent de la compagnie ferroviaire nous assiste également. Durant une bonne partie du trajet, nous discutons entre cyclistes. C’est un allemand d’une soixantaine d’année qui a l’habitude de découvrir des pays à vélo. Il me raconte qu’il a notamment parcouru la France et le Danemark à bicyclette. La traversée de l’Irlande d’Ouest en Est est un peu longue. Le trajet dure 3h20 au total. En fait, le train estt une sorte de TER avec une dizaine d’arrêts sur l’ensemble du parcours. Depuis le wagon, j’apprécie les paysages de l’Irlande centrale. Cependant, je ne regrette pas d’avoir escamoté cette partie du pays car le décor n’a rien d’exceptionnel comparé aux paysages dans lesquels j’ai roulé depuis le début de mon aventure.

J’atteins la gare de Dublin Heuston vers 16h30. Comme convenu, mon camarade Charly m’y attend. Depuis Bristol, il est arrivé ce matin et a déjà pu faire connaissance avec la capitale irlandaise. Je ne l’ai pas vu depuis plus de cinq mois puisque depuis janvier il s’est exilé en Angleterre pour travailler son anglais et goûter aux grosse soirées britanniques. Depuis la gare située dans la partie Ouest de la ville, nous nous dirigeons vers le pied-à-terre que nous avons réservé. Localisé dans le quartier animé de Temple Bar, il s’agit d’une grande auberge de jeunesse organisée sur plusieurs étages. J’installe gratuitement mon deux-roues dans un parking vélo situé à deux pas. Après une douche, il est temps de se préparer pour la soirée.

En Irlande, c’est très tôt que les fétards se rassemblent pour enquiller les pintes de guiness attablés aux bars des pubs. De manière générale, je n’ai pas tellement aimé la ville de Dublin mais concernant l’ambiance dans Temple Bar il n’y a rien à dire. C’est très festif, ça chante, ça crie un peu dans tous les sens. Les pubs sont pleins à craquer et l’atmosphère bon enfant. Pour faire la fête, c’est très sympa. De fait, avec Charly nous nous mettons à l’heure irlandaise et dès 19h00 notre soirée débute. Nous parcourons plusieurs pubs et bars de Temple Bar dans lesquels l’on sirote divers breuvages. Si l’ambiance est folle, le prix des consommations est également très fou dans Temple Bar. Après avoir écumés quatre ou cinq pubs dans lesquels nous avons pu suivis la victoire du Réal Madrid face à l’Athlético Madrid en finale de Champions League, nous prenons la décision de se mettre à la recherche d’une boite de nuit. Après de longues recherches, nous atterrissons vers 22h30 au Dicey’s, club dublinois très classe bien connu des âmes fêtardes. La discothèque est spacieuse et donne même sur une vaste cours. La soirée est sympathique dans une ambiance peut-être un peu trop bourgeoise pour nous. Vers 3h00 du matin, nous sommes de retour à l’auberge de jeunesse dans un état joyeux mais bien loin d’être en péril total.

Temple Bar Dublin irlandeL’ambiance qui règne dans Temple Bar est très festive et animée (@courir-lemonde)

Malheureusement c’est tôt que nous sommes réveillés en ce dimanche matin. Lumière dans le dortoir et bruit extérieur ont raison de notre volonté de repos. Après le petit-déjeuner, nous prenons la direction de l’Aviva Stadium à la recherche de places pour le match amical de football entre l’Irlande et le Turquie. Celui-ci se déroulant ce dimanche soir, nous nous disons qu’il peut être cool d’y assister. Cela donne lieu à une longue balade dans ce quartier de la partie Sud-Est de la ville. Après quelques péripéties, nous parvenons à obtenir les précieux sésames au Ballsbridge hotel qu’on a eu toutes les peines à trouver.

Stade Aviva Stadium Dublin IrlandeDevant l’enceinte de l’Aviva Stadium à Dublin (@courir-lemonde)

Stade Aviva Stadium Dublin IrlandeL’Aviva Stadium de Dublin anciennement Lansdowne Road Stadium peut accueillir jusqu’à 52 000 personnes (@courir-lemonde)

Match entre l’équipe d’Irlande et la Turquie (@courir-lemonde)

Le soir venu, la rencontre est plutôt décevante. Si le match est intéressant sans non plus casser des briques, c’est surtout l’ambiance qui n’est pas à la hauteur de nos attentes. Nous sommes déçus par le peu d’engouement autour de l’équipe nationale d’Irlande. A peine 15 000 personnes dans le stade et un public bien plus spectateur que supporter. Loin de la réputation des Irlandais. Décevant ! En toute logique c’est la Turquie qui l’emporte 2 à 1.
Après le match, nous effectuons pour la 4 ème fois de la journée le trajet entre l’Aviva Stadium et Temple Bar. Affamé, notre choix se porte sur un kebab pas à la hauteur de notre faim. Fatigués de notre soirée de la veille, nous prenons la sage décision de rejoindre notre dortoir afin de bien récupérer pour être au top le lendemain.

O’Connel street dans le centre ville de Dublin (@courir-lemonde)

La Liffey à DublinLa Liffey traverse la capitale irlandaise (@courir-lemonde)

Après un bon breakfast, je prends la direction de la mythique antre de Croke Park en compagnie du grand spécialiste de la visite des stades : Charly. Par la même occasion, nous découvrons le cœur de la ville de Dublin et sa fameuse O’Connel street. Si Dublin est une ville réputée pour la fête, en revanche c’est une ville pauvre d’un point de vue architectural à mes yeux.

Arrivés à Croke Park, nous pénétrons plus ou moins illégalement dans l’enceinte de ce stade historique dublinois. Comparé à l’Aviva stadium, il ne nous impressionne pas plus que cela malgré ses 82 000 places. Après plusieurs photos dans les travées du stade, Charly tente une brève incursion sur la pelouse avant qu’un monsieur nous demande ce que l’on fait là (l’on improvise un “we are looking for the GAA museum”) et nous ordonne de quitter les lieux. Au GAA museum, l’on fait honneur à notre acolyte Dimitri, féru de foot gaélique et l’une des figues emblématiques de sa promotion en France. L’on s’essaie aux deux sports les plus populaire d’Irlande : le hurling et le foot gaélique. Tandis que Charly montre clairement des prédispositions pour le hurling, je suis bien plus à l’aise au foot gaélique.
De retour dans le centre-ville, nous profitons de la météo pluvieuse pour improviser une session shopping et faire quelques achats souvenirs.

Stade Croke Parc a DublinAprès l’Aviva Stadium, petit tour à Croke Parc, le stade emblématique de la ville
(@courir-lemonde)

Au GAA museum, initiation au hurling pour Charly (@courir-lemonde)

En début de soirée, nous dînons à l’heure irlandaise (18h), dégustant un très bon fish and chips accompagné d’une bière dans le pub voisin de notre auberge de jeunesse. Après un détour par l’auberge, nous partons en soirée. Bien moins animé que samedi soir, il y a malgré tout bon nombre de soiffards et de fêtards dans les pubs de Temple Bar. Au bout de quelques pintes, l’ambiance monte déjà d’un cran. Suite à un petit crochet par la rive droite de la Liffey (le fleuve coupant Dublin en deux), nous trouvons une boite de nuit (le Oreilly’s) très festive et surtout proposant des tarifs attractifs sur les boissons. Véritablement “on fire”, Charly est occupé à danser avec une américaine une bonne partie de la soirée. Amusant 🙂

Fish and chips dans le quartier de Temple Bar (@courir-lemonde)

Le lendemain matin, ce n’est pas la grande forme surtout pour moi. J’ai un peu de mal à récupérer de la soirée malgré le fait que je n’ai pas fait trop d’excès. Je paie aussi le manque de sommeil et les kilomètres à vélo accumulés depuis quinze jours. Afin de se décrasser, nous prenons la décision de courir. Jusqu’ici rien d’anormal. En revanche notre tenue fait qu’on ne passe pas inaperçu. Vêtus de caleçons irlandais fraîchement achetés et de nos maillots du Danmark Rundt, l’on sillonne durant une bonne heure les rues de la capitale irlandaise. Un moment très amusant et franchement sympathique.Entre les sourires et les regards douteux, un couple de Danois nous pose aussi quelques questions à propos de notre maillot.

Footing avec Charly aux couleurs de l’Irlande et du Danemark (@courir-lemonde)

La Liffey a DublinLa Liffey coupe la ville de Dublin en deux (@courir-lemonde)

La Liffey a DublinSi Dublin présente quelques atoûts, elle ne fait définitivement pas partie de mes capitales favorites en Europe (@courir-lemonde)

L’après-midi est bien plus conventionnelle avec une balade vers le port de Dublin en longeant la Liffey pour profiter du soleil irlandais. Tandis que Charly est toujours à fond sur sa conquête de la veille, je profite de cette petite promenade pour récupérer en vue des dernières étapes de mon périple irlandais. Charly quitte Temple Bar vers 19h30 pour retrouver sa chère ville de Bristol dans la soirée. Quant à moi, je passe une soirée tranquille sur les bords de la Liffey avant de retrouver l’auberge de jeunesse pour me replonger dans la suite de mon voyage.
Une chose est sûre, si Dublin ne figure pas dans mes capitales préférées, ce break festif et clownesque avec Charly m’a fait beaucoup de bien avant d’attaquer la fin de mon aventure solitaire.

Pour retrouver les autres articles relatifs à mon voyage à vélo en Irlande :

1) Départ et premiers tours de roues en Irlande 

2) Chevauchée cycliste entre Cork et le Kerry 

3) Du Kerry au compté de Clare 

4) Des Falaises de Moher à Galway en passant par le Burren 

5) Escale sur l’archipel des îles Aran 

6) 4 jours à vélo dans le Connemara

8) La côte orientale de l’Irlande de Dublin à Cork en passant par les Wicklow Mountains et Waterford

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