Voyage à vélo en Irlande : départ et premiers tours de roues en Irlande


le fjord de Killary en Irlande
C’est parti pour ce voyage à vélo en Irlande (@courir-lemonde)

En mai 2014, j’ai arpenté l’Irlande à vélo sur un parcours d’un peu plus de 1 000 kilomètres. Entre le 9 mai et le 1 er juin, j’ai ainsi sillonné et découvert à vélo ce beau pays. Dans cet article, je vous invite à découvrir le tout début de mon aventure en Irlande autour de la ville de Cork.

Le Grand départ pour mon voyage à vélo en Irlande

On y est : vendredi 9 mai 2014. C’est le jour J ! Après de longs mois d’attente et de préparation, c’est enfin le départ de mon voyage à vélo en Irlande. Ce voyage a une saveur toute particulière puisque je vais voyager seul pendant plus de trois semaines pour la première fois. Forcément, questionnements et incertitudes se bousculent dans ma tête à quelques heures du début de mon échappée en Irlande. Une question me hante tout particulièrement : vais-je apprécier le fait de voyager en solitaire ? Cependant, Amandine, une amie globe-trotteuse qui a déjà pratiqué ce genre de périple, m’avait en partie rassuré en ce qui concerne la solitude ” on rencontre plein de gens super accueillants”, “on est finalement rarement complètement seul”.
C’est donc relativement confiant que je prends la route de l’Irlande en ce vendredi 9 mai 2014.

Depuis Nantes, je dois rallier la ville de Roscoff (29) d’où part mon ferry pour l’Irlande en début de soirée. Pour m’y rendre, j’ai opté pour le chemin de fer. J’ai trois trains à prendre. Un premier TER entre Nantes et Rennes puis un TGV entre Rennes et Morlaix et enfin de nouveau un TER entre Morlaix et Roscoff. Parti à 9h17 de Nantes, j’atteins la gare de Roscoff en début d’après-midi sous un soleil étincelant. A noter que le transport des vélos est gratuit dans les TER et qu’il est payant (10 euros par trajet) dans les TGV.

Depuis la gare, c’est en hâte que je rallie le littoral au moyen de ma bicyclette lourdement chargée. Petit point concernant mon chargement. J’ai 3 sacoches de 30 litres chacune situées à l’arrière de mon vélo, dans lesquelles j’ai principalement mis mes vêtements, le matériel de cuisine (réchaud, couvert), le nécessaire pour réparer le vélo et ma trousse de toilette sans oublier la pharmacie. En plus j’ai deux sacs à dos de taille classique dans lesquels j’ai placé quelques réserves de nourritures ainsi que tout ce qui concerne la documentation (carte/guide du routard, guide d’anglais …) et les réservations (auberges de jeunesse, ferry, train).

Roscoff en BretagneLe port de Roscoff sous le soleil (@courir-lemonde)

Après ces premiers tours de roues, je me pose près du rivage pour déguster mon pique-nique préparé la veille. Un premier moment de totale détente à profiter du soleil.
Puis vers 15h00, je me dirige vers le port du Bloscon, autrement dit le port où les ferry de la compagnie Brittany Ferries à destination de l’Irlande et de l’Angleterre amarrent. J’ai du temps devant moi car l’embarquement est prévu pour 19h00 et le départ pour 20h30. J’aurai pu vadrouiller dans les alentours mais j’ai préféré me poser tranquillement à l’ombre d’un palmier pour peaufiner mon anglais et envoyer quelques sms à Elisa et à mes amis.

L’embarquement à bord du Pont Aven vers 19h (@courir-lemonde)

Vers 18h45, je prends la direction de la zone d’embarquement accompagné de ma petite reine. Après deux guichets de contrôle, je me retrouve dans la file d’attente spécifique aux deux-roues.Il y a beaucoup de monde, la plupart sont des touristes français qui partent découvrir l’Irlande en camping-car, en voiture ou en moto mais l’on retrouve aussi des véhicules irlandais, allemands, suisses ou belges par exemple.

Une fois mon vélo attaché dans le garage du ferry, je prends possession de ma cabine située au pont n°5. C’était la seconde fois que je monte à bord d’un ferry de cet envergure pour un trajet aussi long (14h00). Je le trouve moins impressionnant que le Norrona à bord duquel j’avais fait croisière entre les îles Féroé et l’Islande même si parait-il le Pont-Aven a une plus grande capacité. Malheureusement, peu avant le départ, le temps se gâte un peu. Il commence à pleuvoir et il fait frisquet. Balloté par la mer agitée, je prend la sage décision de retourner tranquillement dans ma cabine pour m’allonger et passer la nuit. J’espérais juste que celle-ci n’allait pas virer au cauchemar.

Arrivée en Irlande, premiers tours de roues et découverte de Cork

Bienvenue en Irlande (@courir-lemonde)

Finalement même si la nuit fut un peu mouvementée (rien à voir avec la tumultueuse traversée entre les Iles Féroé et l’Islande) et que je n’ai pas très bien dormi, je n’ai pas été mis en péril puisqu’à ma grande fierté je n’ai pas vomi contrairement à bon nombre de passagers si l’on en croyait les discussions matinales à l’arrivée en Irlande.
Ce samedi 10 mai 2014 vers 10h00 (heure irlandaise, c’est-à-dire moins 1 heure par rapport à la France), je foule pour la première fois le sol irlandais. Je fais également connaissance avec le fameux climat irlandais : des conditions météorologiques très incertaines avec un fort vent.

Avec entrain, je prends la direction du centre-ville où se trouve l’auberge de jeunesse que j’ai réservée préalablement. J’ai environ 20 kilomètres pour la rallier depuis le port de Cork. Sur les premiers kilomètres de l’étape, je commence à prendre le réflexe de rouler à gauche. Le parcours est assez vallonné et dès que la route s’élève je suis un peu en difficulté surtout quand le vent est défavorable. Néanmoins, c’est sans trop de souci que j’atteins Cork, ville à taille humaine d’un peu plus de 120 000 habitants. Mon pied-à-terre, le Sheilas tourist hostel, est situé à proximité du centre-ville sur le coteau nord.

Cork en Irlande Les bords de la Lee river dans le centre-ville de Cork (@courir-lemonde)

Quartier populaire de Shandon à CorkUn aperçu du quartier populaire de Shandon (@courir-lemonde)

Après le déjeuner, je prends possession de mon dortoir avant de découvrir Cork. Malheureusement; le soleil n’est pas de la partie et c’est davantage la pluie qui est au rendez-vous. Cela ne m’empêche pas de découvrir les bords de la rivière Lee qui coupe la ville de deux, de parcourir le quartier de Shandon articulé autour de sa belle église et constitué de maisons colorées et de vagabonder dans Saint Patrick street, la principale artère commerçante et branchée de la ville.

Voyage Irlande à vélo guinessPremier jour en Irlande et premier pub (@courir-lemonde)

En fin de journée, après une petite halte à l’auberge de jeunesse pour discuter avec Elisa sur le PC, je dîne dans un pub localisé sur Saint Patrick street. Au menu : des toasts grillés accompagnés de chips et de la bière nationale irlandaise la célèbre Guiness.
Vers 20h30, je suis de retour au Sheilas tourist hostel car je n’ai aucunement envie de sortir et de faire la fête en ce samedi soir. Je suis déjà tourné vers le lendemain et ma première grosse étape : 87 km entre Cork et Killarney sur un parcours assez vallonné et avec de fortes probabilités d’avoir un fort vent de face.

Pour retrouver les autres articles relatifs à mon voyage à vélo en Irlande :

2) Chevauchée cycliste entre Cork et le Kerry 

3) Du Kerry au compté de Clare 

4) Des Falaises de Moher à Galway en passant par le Burren 

5) Escale sur l’archipel des îles Aran 

6) 4 jours à vélo dans le Connemara

7) 4 jours à Dublin, la festive capitale irlandaise

8) La côte orientale de l’Irlande de Dublin à Cork en passant par les Wicklow Mountains et Waterford

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *